Extrait de la revue CIVITAS - N° 07 Décembre 2002

Adresse de correspondance :
CIVITAS
77 rue claude  Bernard
75005 PARIS

 

Messieurs Francis Bergeron et Christophe Bouquin répondent  à nos questions sur l’Institut qu’ils ont créé récemment pour défendre les identités Française et régionale et auquel nous souhaitons le plus vif succès.

Pouvez-vous nous faire un bref historique de l’Institut ?

L’Institut d’Histoire Nationale et Régionale était en projet depuis plusieurs année.

L’Inauguration du 31 août 2002 a constitué une première étape dans sa réalisation, bien que nous soyons loin encore, sur le plan des outils de travail comme sur le plan des collections consultables, d’un véritable Institut.

Quelle est la structure générale de l’Institut ?

Il s’agit d’une association à but non-lucratif dirigée par les trois membres fondateurs : Jean-Pierre Blanchard (qui est un homonyme du pasteur J.P. Blanchard), Francis Bergeron et Christophe Bouquin. Il est installé à titre gratuit dans des locaux situés dans le Bas-Berry, non loin du village de Niherne, où se trouve l’école Saint Michel de la Fraternité saint Pie X.

Comment définiriez-vous l’originalité  de l’Institut ?

Il n’existe aucune autre structure en France, dont la vocation est de conserver la mémoire des hommes, des journaux, des mouvements ayant défendu les valeurs de l’identité nationale et  des identités régionales ces deux derniers siècles. Mais il ne s’agit pas uniquement de conserver. Nous voulons surtout mettre ces archives, cette documentation, ces collections à la disposition des chercheurs, historiens, journalistes, étudiants, travaillant dans un esprit de service du patrimoine identitaire.

Quelles sont les références religieuses de l’Institut ?

L’Institut est indépendant de tout parti politique ou structure religieuse. Mais la défense et l’illustration des identités nationale et régionale, c’est forcément la défense et l’illustration d’une France dont l’identité est imprégnée de valeurs Chrétiennes.

L’Institut n’entend pas,  toutefois, porter quelque jugement de valeurs que ce soit sur les hommes, les mouvements, les journaux.

Nous sommes des conservateurs de la mémoire, mais pas des épurateurs.

Nous n’entendons pas réécrire l’histoire. Ce n’est pas le rôle de l’Institut, qui n’a pas une vocation partisane.

Quels sont vos projets ?

Le plus urgent, c’est de sauver de la destruction des collections et des archives précieuses. Henri Coston nous racontait l’histoire de l’un de ses amis qui avait étudié- et combattu- la Franc-Maçonnerie pendant plus d’un demi-siècle : à sa mort, ses héritiers ont tout donné au Grand Orient ! Voilà un exemple de ce que nous voulons à tout prix éviter.

Quel message aimeriez-vous transmettre aux adhérents de Civitas ?

Premier message, c’est celui de curé d’Ars : « Ne gardez rien, donnez tout ! ». Ne gardez pas dans vos greniers –ou pire, dans vos caves- les collections de journaux, revues, archives, héritées d’un grand-père Croix de Feu ou d’un oncle royaliste ; Proposez-les à l’Institut

Second message : l’Institut met à la disposition d’étudiants ou de chercheurs une documentation d’ores et déjà importante. Il y a de nombreux sujets de thèses à explorer. Il y a des personnages à redécouvrir, des revues, des journaux, qui justifieraient des thèses universitaires et mêmes des publications ;

Quelques exemples ? Rien n’a jamais été publié sur l’hebdomadaire Gringoire. Tout le travail de l’abbé Bercey et de la Fédération Nationale Catholique d’avant guerre est peu étudié. Sans parler de Louis Veuillot, de Xavier Vallat, de la cité Catholique, de la revue Algérie Française Esprit public, de l’écrivain Jacques Perret.